
Dans le cadre de leur projet de bac, Elliot, Silyan et Gabin (Terminale MCV) ont organisé une intervention sur la santé mentale au travail pour les élèves de Première et Terminale MCV du Lycée Saint-Thomas d'Aquin. Ils nous ont sollicités pour l'animer et nous avons accepté sans hésiter.
Nous sommes intervenus à deux : moi, Julien Mouchel, psychopraticien et hypnologue (JM Thérapeute), installé à Flers, et ma femme Aurélie Mouchel, lithothérapeute sous l'enseigne Essences Célestes. Aurélie a été formée il y a quinze ans, au sein d'une association d'aide aux victimes, par des psychologues et des psychiatres, à la prise en charge pluridisciplinaire des personnes en souffrance un parcours qui complète naturellement le mien sur les sujets que les élèves voulaient aborder : le harcèlement, le stress chronique, l'épuisement.
Saluons le travail de préparation d'Elliot, Silyan et Gabin. Choisir ce sujet pour leur projet de bac, c'était déjà une manière d'ouvrir le dialogue dans leur établissement.
Pourquoi en parler au lycée ?
La santé mentale n'attend pas l'âge adulte. Et pour des élèves de MCV, qui s'apprêtent à entrer dans le monde du travail, en parler maintenant n'est pas un luxe : c'est une préparation. Nous avons commencé l'intervention par quelques chiffres pour poser le décor.
Ces chiffres ont fait réagir la salle. C'était l'idée : montrer que la santé mentale concerne tout le monde — pas seulement les autres, pas seulement plus tard.
Reconnaître les signaux
Une grande partie de la matinée a été consacrée aux signaux d'alerte. Chez soi, mais aussi chez un camarade de classe ou un futur collègue. Apprendre à les nommer, c'est déjà commencer à agir.
- Physiques fatigue persistante, maux de tête, troubles du sommeil, tensions corporelles
- Émotionnels irritabilité, anxiété, tristesse, perte de motivation
- Comportementaux isolement, baisse de concentration, évitement
Et chez un copain ou une copine de classe : un changement soudain de comportement, des absences répétées, un repli sur soi. Oser en parler. Ne pas détourner le regard. C'est ce message-là que nous voulions ancrer.
Le harcèlement : nommer ce qui n'est pas normal
C'est sans doute le moment le plus dense de l'intervention. Nous avons rappelé ce que dit la loi (articles L.1152-1 et L.1153-1 du Code du travail, applicables au monde professionnel mais dont l'esprit éclaire aussi la vie scolaire) et surtout ce qu'il faut faire si l'on est concerné soi-même ou un proche.
Vous n'êtes jamais responsable de ce que vous subissez. Le silence, lui, peut être réparé. Une parole posée, à la bonne personne, change tout.
Nommer, garder des traces (dates, témoins, captures, mails), en parler à un adulte de confiance, alerter. Quatre étapes simples, qu'on a répétées plusieurs fois pour qu'elles s'installent.
Le retour du lycée
L'équipe du Lycée Saint-Thomas d'Aquin a publié un retour très chaleureux sur leur page Facebook au lendemain de l'intervention.
Le post du Lycée Saint-Thomas d'Aquin
Publication officielle de l'établissement, suite à l'intervention.

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